contes,légendes et histoires magiques de l'histoire de France

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Mercredi 19 octobre 2005
Que sa charité est notoire,et qu'en considération de ses bienfaits la ville lui accorde les titres et prérogatives d'un bourgeois de Toulouse. Il est exempté d'impôts,cotisations,paiement de toutes tailles personnelles,gardes et patrouilles. En outre,il est interdit à tous autres <empiriques opérateurs étrangers> de pratiquer leur art et de vendre des drogues sans sa vérification et son consentement.      C'est un acte officiel par lequel toute la ville manifeste sa reconnaissance,sa confiance,son admiration.  Et voici le principal de cette découverte :                                                                           Les actes officiels,datés de 1644 et 1650,mentionnent les prénom et nom déclarés par ce noble voyageur : Joseph Balsamo                                                                                                                                                      Joseph Balsamo ! Le nom du personnage le plus énigmatique du XVIIIème siècle ! Joseph Balsamo,prétendu comte de Cagliostro,chevalier de la Rose-Croix,sans doute né à Palerme en 1743 (où l'on trouve effectivement les traces d'une famille Balsamo),initié à Malte,mort en 1789 à Rome. Il apparaît pour la première fois en France,à Aix-en-Provence,en 1768,venant de Compostelle,selon le témoignage de Casanova qui l'y rencontre. Il séduit,émerveille,inquiète Londres en 1776. Il est le mage bienfaiteur de Strasbourg en 1779. Fondateur d'un ordre maçonnique à Lyon en 1784,et considéré comme un maître éminent par toute la franc-maçonnerie française. L'Europe entière s'interroge sur lui. Frédéric le Grand l'appelle : < l'homme qui ne peut pas mourir>. Il intrigue Goethe,qui ira enquêter en Sicile. Le cardinal de Rohan lui voue une dévotion. Il est embastillé,à tort,semble-t-il,pour l'affaire du collier de la reine. Dix mille Parisiens lui font un triomphe quand il est relâché. A la suite d'un procès douteux que lui fait l'Eglise romaine,alors que la Révolution éclate à Paris,et après une instruction qui durera dix-huit mois,il est enfermé dans les prisons du pape,où il serait mort étranglé.                                                         Quel est donc ce Joseph Balsamo,qui apparait dans la ville de Toulouse,cent trente ans avant ? Et qui se présente exactement comme se présentera Cagliostro ?                         La question est posée,avec ce document présent dans les archives de Toulouse < les lettres de bourgeoisie accordées,le 21 avril 1644,par les capitouls de Toulouse à Joseph Balsamo>,qu'aucun historien,jusqu'ici,ne semble avoir mentionné(Archives de Toulouse,Petit Livre des Provisions).
par franck publié dans : Les grandes figures
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Mercredi 19 octobre 2005

 Témoignage n'est pas preuve,je le sais... Guillaume de Nangis rapporte qu'en 1118 la Meuse fut arrachée de ses rives,suspendue en l'air et coula au ciel. Gervais de Tilbur,qu'il y avait à Uzès une source si pure et d'humeur si délicate qu'elle changeait de place chaque fois qu'on y jetait une saleté.                                                                                              Ce que je vais conter vous paraîtra tout aussi fabuleux.C'est pourtant authentique,attesté par des pièces légales en un temps où les signataires desdites pièces n'en pouvaient soupçonner le contenu énigmatique.                                                                                                                              Dans les dernières années du règne de Louis XIII pénètre dans Toulouse un homme entre deux âges. Il décline son nom,son prénom,se dit originaire de Sicile et < chevalier de la Sainte-Croix >.                                                                                                                     En un sabir où l'on croit reconnaître des intonations italiennes,il se proclame artiste en médecine et porte la veste rouge,le feutre à plume blanche des marchands d'orviétan. Il possède,déclare-t-il,un élixir merveilleux,une <huile> capable de guérir beaucoup de maladies et de maintenir en longue et bonne conservation les humains.                                                                                                                                Il s'installe,sans doute dans quelque auberge,commence de traiter des malades,obtient des guérisons,ne réclame pas d'argent,tout au contraire en donne aux indigents. C'est un bienfaiteur,déjà connu pour tel en Europe,notamment en Italie,en Espagne,en Suisse,en Allemagne.                                                                                                                           On gage que les médecins de Toulouse,en robe noire et bonnet pointu,voient d'un mauvais oeil cet étranger qui prétend surpasser leur science latino-purgative. Et qu'il est également suspect au Parlement. C'est encore le temps des bûchers. En la seule année 1557,le parlement de Toulouse fit brûler quatre cents démoniaques,soit plus d'un coupable par jour,sans parvenir à réduire l'emprise du Malin. Cependant,l'étonnant personnage charme,subjugue par son esprit,sa culture,ses réussites,sa charité. Il obtient partout reconnaissance,admiration,soutien.                                                                                   Par un acte (qui se trouve aux archives de Toulouse) on lui confiera en 1650 la mission d'aller combattre,par son <huile> alchimique,une forte épidémie en la ville de Castres.                                                                                                                             Est-il soutenu par la municipalité sans cesse en conflit avec le Parlement ? Une délibération des autorités de la ville ( les capitouls ) en date du 21 avril 1644,accorde le titre de bourgeois de Toulouse à ce noble voyageur,chevalier de la Sainte-Croix.Le décret indique que,depuis de longues années,il a distribué sa précieuse <huile> à nombre de personnes réputées incurables,et qui furent guéries.

par franck publié dans : Les grandes figures
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Mercredi 12 octobre 2005
Ne distinguant rien d'extraordinaire,ces femmes ne furent pas longues à comprendre que le Diable les suivait.Et elles furent vraiment soulagées quand elles arrivèrent a laur village. La présence invisible du Diable peut se manifester de façon plus tangible.C'est lui qui empêche la vache de marcher quand on la conduit à la foire;qui pousse les gémissements que l'on entend du trou de Champniers et qu'on attribue parfois à des âmes en peine;qui contrefait les aboiements d'une meute;qui fait entendre le battement du tambour,le sifflement du vent;qui arrache des mains draps et traversins;qui projette les sabots à la tête;qui remue ou déplace les meubles de tout un intérieur.                                                  C'est lui aussi qui imite le caquetage de la poule qui couve ou le bruit de chaînes entrechoquées.Dans le vieux cimetière de Chambon,c'est encore lui qui s'amuse la nuit,à faire peté lou radjé deu morts (craquer les os des morts).                                                        C'est lui encore qui,dans la région angoumoisine,vous étouffe dans cet atroce cauchemard que l'on appelle chaucho poulet.
par franck publié dans : Les évangiles du Diable (C.Seignolle)
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Mercredi 12 octobre 2005
Il semble bien que le Diable ne garde pas pour lui seul le bénéfice des ces manifestations.Il les partage parfois avec son représentant le sorcier,comme nous le prouve l'exemple suivant:                                                                                                        R... de la Coudre qui était sorcier ( il avait le <barbot>,le don),avait prévenu son domestique,le père Levraud: < On y a t'ine bourrole dans l'plancher,faut pas y toucher.>Le domestique,un jour,essaya de soulever la corbeille qu'il ne put déplacer malgré tous ses efforts,tandis que son patron la souleva aisément et d'une seule main.C'était le <barbot> du sorcier qui était dedans.                                                                                                     Le Diable,et il n'en est pas moins à craindre pour cela,peut se tenir a vos côtés sans que rien ne révèle sa présence,perceptible à ses adeptes seulement,comme le montrent les deux aventures suivantes.                                                                                                      Vers 1904,Mme Bourdy fut appelée la nuit dans un village voisin.Chemin faisant,alors qu'elle se trouvait au fond du ravin de Gamaury,l'homme qui l'accompagnait manifestait une vive inquiétude,et regardait fréquemment derrière lui: < Un Monsieur nous suit >,finit-il par dire.Mme Bourdy se retourna et ne vit rien.Pourtant la frayeur de son compagnon croissait,tandis qu'elle continuait à ne rien distinguer d'anormal.La peur la gagna,elle aussi,et elle força le pas.                                                                                                         Arrivé à destination,le récit de son aventure ne causa aucune surprise.On lui apprit alors que son guide pratiquait lé surcilledjé (la sorcellerie),et qu'il était susceptible de faire apparaître le Diable sous différentes formes,invisibles pour tout autre que lui-même.           Dans la même localité,après la guerre de 1914-1918,la veuve B... ,réputée,elle aussi,pour ses pratiques de sorcellerie,revenait à la tombée de la nuit de la foire de Confolens en compagnie de plusieurs voisines dont l'attention fut attirée par le manège de la veuve B... qui,continuellement,faisait le geste traditionnel de nos campagnards pour éloigner une bête,murmurant ces paroles: < Vaï tin sêlo bétio! T'ôtérè tu de qui! > < Va-t'en sale bête!T'ôteras-tu de là! >
par franck publié dans : Les évangiles du Diable (C.Seignolle)
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Mercredi 12 octobre 2005
Dans les Charentes,il apparaît presque toujours sous une forme ordinaire,quelquefois gigantesque,ou même naine.C'est un voyageur inoffensif qui vous rencontre et poursuit son chemin avec vous;ses traits peuvent vous être inconnus,mais ils peuvent aussi prendre l'aspect d'une personne amie.Parfois,c'est une belle jeune fille,qui profite de ses charmes pour vous perdre.Le plus souvent,il prend l'aspect d'un homme de belle tournure,vêtu de noir,mais si on l'examine de près,on aperçoit ses ongles terminés en griffes;sous les pans de son habit il dissimule sa queue;sa coiffure cache les cornes pointant sur sa tête;l'un de ses pieds,au moins,est fourchu comme celui d'un bouc.              Quelquefois,le Diable apparaît sous les traits d'un voyageur serviable,très respectueux de Dieu,mais se révèle par une prouesse dépassant les limites du commun,comme nous le prouve le récit suivant recueilli par Favraud,qui le tenait du curé de Bardenac,lui-même.       Au mois d'août 1886,un cultivateur remontait la côte de Brossac avec une charrette de gerbes;l'attelage brusquement s'arrêta;imprécations,jurons,coups,rien ne peut le faire redémarrer.Un inconnu s'approcha et dit:                                                                              - Vous offensez Dieu,vous faites souffrir vos animaux bien inutilement.Voulez-vous me permettre de vous aider?                                                                                                        - Je le veux bien!                                                                                                                      Le voyageur s'empare de l'aiguillon et,sans mot dire,se place devant l'attelage qui s'ébranle et escalade la côte sans effort. Le paysan ravi veut remercier son aimable compagnon en le régalant d'un verre de vin. Dans l'auberge l'inconnu dépose sur une chaise un petit paquet que le fermier,pour dégager le siège,n'arrive pas à soulever.            - Toute la population de votre commune réunie ne soulèverait pas ce paquet,dit l'étranger. De fait,pas une des personnes présentes ne put en venir à bout.Quant au voyageur,il le saisit du bout des doigts et,sans effort,le souleva et le déposa ailleurs,au grand ébahissement des spectateurs;et,malgré la présence des gendarmes et bien que portes et fenêtres aient été soigneusement fermées,l'étranger disparut avec son paquet.            
par franck publié dans : Les évangiles du Diable (C.Seignolle)
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